Toute personne qui me connaît un tant soit peu sait que je ne suis pas friande du genre fantastique, cependant, le livre dont je vais vous parler aujourd’hui m’a toujours attirée et a suscité mon attention.

C’est en naviguant sur instagram, que j’ai découvert VII – le Diable au Coeur de Clarisse Dalle, une autrice française autoéditée.  Le titre de l’ouvrage prend des allures de noms de chapitre biblique et nous indique la direction qu’emprunte l’autrice : celle d’un récit de science-fiction original et prenant qui nous plonge dans une guerre entre les Anges et les Démons, et d’autres forces mystiques.

Rose Gabin, une jeune femme, décide de venger la mort de sa famille causée par ces êtres surnaturels. Pour se faire, elle rejoint un groupe de résistants humains qui n’acceptent plus d’être les principales victimes d’une guerre qui ne les concernent pas. Cependant, si les acolytes de Rose veulent massacrer le plus de démons possible, elle, c’est aux Anges qu’elle décide de s’attaquer.  Au cours de ses croisades contre ces créatures célestes, Rose va devoir se confronter à un Archange. De cette rencontre avec ce dernier, Rose n’en sortira pas indemne, et pour cause, elle va apprendre plusieurs vérités qui bouleverseront le cours de son existence.

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Aujourd’hui, pas de roman, mais un poème que j’affectionne particulièrement : I carry your heart with me – J’ai toujours ton coeur avec moi – d’E.E Cummings. 

E.E. Cummings est un poète américain du XXe siècle. Ses 3000 poèmes font de lui un des poètes le plus prolifiques et notables du siècle. Nombreuses de ses oeuvres ont pour sujet la nature et l’amour, de ce fait, on pourrait même parler d’art lyrique. Le poème que je vais vous présenter aujourd’hui ne déroge pas à la règle.

Il s’agit d’un court poème dans lequel le locuteur déclare son amour à sa bien-aimée : il l’aime de façon éternelle, éperdue et passionnée. Elle est sa muse et son amour, son destin et son monde, sa vie et sa (dé)raison. Elle est celle qui donne un sens à son existence, celle qui équilibre son être, celle qui représente son univers. Le poème est riche en métaphores et en imagination, car aucune réalité ne parviendrait à relater et retransmettre l’amour que le locuteur ressent pour son âme soeur. Cet amour ne connaît aucune limite, cet homme l’aime peu  importe où il se trouve et sa muse est toujours avec lui, dans son coeur.  

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Au programme aujourd’hui, un court roman qui a été mis dans mes mains par un sympathique inconnu – si tu passes par là, je t’en remercie – au Salon du Livre Paris 2018  : Voix nocturnes de l’autrice française autoéditée Amélie de Lima.

L’histoire se déroule dans le nord de la France, entre Lille et Roubaix. Catherine, une quinquagénaire divorcée depuis 17ans, vit seule avec son fils Laurent, âgé de 31 ans, dans un petit appartement d’une résidence HLM. Depuis que son ex-époux est parti, Catherine travaille à temps partiel dans un musée et le reste de ses journées elle les voue à son unique fils, un garçon particulier. Catherine est une femme ordinaire et discrète, et elle mène sa petite vie de façon cadrée sans fioriture. En apparence tout semble normal et rien ne laisse présager le drame qui va se dérouler… Un soir de mai 2005, Catherine et Laurent sont retrouvés enlacés et étendus une mare de sang au milieu de leur appartement. Qu’a-t-il pu leurs arrivées ? Qui a bien pu leur vouloir et leur faire du mal ? Que s’est-il produit dans cet appartement ?

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Heil og sæl ! Aujourd’hui, je vous salue en vieux norrois et pour cause, le sujet de cet article est la mythologie nordique.

Une mythologie souvent mise de côté au profit de la mythologie grecque, romaine ou plus généralement latine, mais qui représente pour Neil Gaiman un matériau de choix. Ce dernier, passionné par l’univers nordique – il en a d’ailleurs fait allusion dans ses ouvrages American Gods et Sandman – a décidé de retranscrire et de ressusciter d’anciens écrits nordiques. C’est donc avec brio – selon moi – que dans cet ouvrage, il nous propose un ensemble de récits mettant en scène Thor, Odin, Loki et bien d’autres acteurs du folklore nordique. Pour se faire, Neil Gaiman a opté pour un genre fix-up, c’est-à-dire, un recueil de nouvelles – même si, ici, la définition de nouvelle n’est pas totalement respectée – écrites indépendamment les unes des autres mais qui sont agencées de façon à donner une trame cohérente et à former une histoire logique – semblable à un roman divisé en chapitres -. Ainsi, chacun pourra trouver un récit – ou chapitre – qui le stimule davantage qu’un autre. Pour ma part, l’histoire de la tête de Mimir et l’oeil d’Odin – qui nous apprend par quels moyens Odin a obtenu la sagesse -, les trésors des dieux – qui relate la création de Mjollnir, le légendaire marteau de Thor, et Gungnir, l’incroyable lance d’Odin –  et le voyage de Thor au pays des géants – afin de récupérer Mjollnir volé par un géant, Thor va devoir se travestir – m’ont énormément plu.

Concernant la construction du recueil, je dois dire qu’elle est bien vue : elle suit un ordre chronologique et progressif, de façon à nous immerger au fur et à mesure – sans nous perdre – dans la mythologie nordique. On commence par la création, avec Niflheim – région du nord -, Muspell – région du sud – et Yggdrasil – le frêne de la vie -,  par la suite, on découvre les 9 royaumes et les aventures des acteurs qui y vivent, puis on passe par le Valhalla, et on finit sur le Ragnarök – qui marque la fin des temps -. Entre Géants, Vanes, Valkyries, Dieux et autres créatures de ses contrées, on prend connaissance d’une mythologie complète et structurée. Personnellement, j’ai pu découvrir pas mal de choses et me plonger dans des récits qui m’étaient totalement inconnus mais que j’ai trouvé passionnants. Si mon imaginaire d’enfant a été nourri par les aventures d’Ulysse, les querelles des dieux de l’Olympe, et les malédictions des familles grecques, mon imagination d’adulte a été fascinée et séduite par les tours de malices de Loki.

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Mes salutations à tous ! Cela fait un petit moment que je n’ai pas alimenté le blog. Vous dire que j’ai été prise par mes cours – notamment mon mémoire de recherches -, par mon voyage de plus d’un mois en Corée-du-Sud et mon travail – devrais-je dire bénévolat – pour l’ouverture d’une librairie, ne justifierait pas mon absence. Je l’avoue, j’ai été négligente. Néanmoins, l’absence de présence ne rime pas avec somnolence ! Vous l’aurez compris, je n’ai pas chômé d’un point de vue littéraire et je reviens accompagnée de nouvelles lectures. Ainsi, trêve de bavardages, commençons !

J’ai décide de revenir avec un article sur le roman Les chiens d’Allan Stratton. Un auteur que je viens de découvrir, et dont ma seule connaissance à son sujet se résume à cet ouvrage. Un ouvrage que j’ai dévoré en à peine 1H30 et pour cause, on ne peut refermer ce livre qu’en sachant la fin.

Cameron Weaner, un adolescent, ne cesse de multiplier les déménagements avec sa mère, dans le seul but d’échapper à son père. Un père abusif, violent et manipulateur selon les dires de sa famille. Après une autre fuite, sa mère et lui se retrouvent à Wolf Hollow pour un énième déménagement qui ne semble pas différent des autres. Cependant, leur nouveau lieu de résidence, la ferme de la famille McTavish, a son lot de mystères. Certains la disent même hantée par les fantômes du passé… Dans ce lieu, Cameron fait  face à des événements étranges qui le conduisent à mener une enquête approfondie sur cette maison. Non sans difficulté, il prend connaissance des drames qui s’y sont passés : une femme qui quitte son mari pour s’enfuir avec son amant, et cet époux esseulé qui se fait dévorer par ses propres chiens. Mais toutes ces informations ne représentent que la partie émergente de l’iceberg…  Plus Cameron en apprend sur l’histoire de cette bâtisse, plus il doit faire face à une curieuse résonance avec son histoire personnelle. Ainsi, tout au long du livre, grâce à la voix de Cameron, nous jonglons entre le passé et le présent, la réalité et la folie.

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Il me tardait de vous écrire cette chronique qui est assez spéciale, car elle concerne deux ouvrages d’une même auteure : Gina Dimitri. Pourquoi ne pas faire deux articles séparemment ? Parce que je trouve plus judicieux et intéressant de les rassembler, les travailler individuellement tout en les comparant.

J’ai commencé par lire Une ex, tout simplement par choix chronologique étant donné que le livre a été publié en 2016, et que Sa chose en 2017. J’ai d’abord était troublée par le résumé peu parlant, voire très flou, qui a attisé ma curiosité, mais ce qui m’a poussée à en faire ma lecture, c’est la table des matières :

« CHAPITRE I – 5 choses à faire après une rupture (OU comment ne pas rentrer dans la catégorie « ex psychopathe »)
– Accepter de laisser partir l’autre (le détacher s’il est ligoté, le libérer s’il est séquestré)
– Accepter que l’autre peut ne plus vous aimer (« jusqu’à ce que la mort vous sépare» est une formule, personne n’est obligé de mourir)
– Accepter de donner un peu d’espace à l’autre (si vous pouvez toujours le voir avec vos lunettes de vision nocturne, reculez d’un pas…ou deux)
– Accepter de lever le pied (appuyer sur la pédale au moment où il traverse la rue ne sera pas aussi apaisant que vous le pensez…vraiment)
– Accepter qu’il veut voir d’autres personnes (non, vos multiples personnalités ne comptent pas comme « d’autres personnes »)
CHAPITRE II – 4 choses à ne pas faire après une rupture (OU comment être une « ex psychopathe » mais digne)
– Le rappeler
– Le supplier
– Le traquer
– Le menacer
CHAPITRE III – 4 choses à se rappeler si on a fait les choses à ne pas faire (OU si on n’a pas fait les choses à faire) après une rupture
– Tuer, c’est mal
– Cacher un cadavre, c’est compliqué
– L’ex petite amie cinglée est généralement le premier suspect
– Trois personnes peuvent garder un secret…si deux d’entre elles sont mortes »

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Avis à la population, je suis de retour après un long moment d’absence. Il faut avouer que mes chroniques sont occasionnelles, même si mes lectures sont quotidiennes. Enfin bref, passons aux choses sérieuses, chroniquons ! Commençons par un résumé du présent livre : Forbidden de Tabitha Suzuma.

 » Maya et Lochan ne sont pas des adolescents comme les autres. Élevés par une mère alcoolique et instable, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont d’autre choix que d’élever seuls le reste de la fratrie. Forcés de devenir adultes plus tôt que prévu, ils se soutiennent dans l’adversité et finissent par tomber amoureux. Lochan se sent seul au monde, et Maya est la seule à pouvoir le comprendre. Conscient de la monstruosité de cet amour, Lochan est prêt à tout pour bâillonner le désir et les sentiments que sa sœur lui inspire. Mais comment résister alors que Maya a besoin de lui autant qu’il a besoin d’elle ? Est-ce un crime de s’aimer si fort ? « 

Si vous avez pris le temps de lire ces quelques lignes, vous avez surement remarqués les termes  » tomber amoureux  » et vous pensez tout de suite à *roulements  de tambours* ROMANCE ! Et vous visez juste mes chers lecteurs/lectrices. Il s’agit bien d’une romance qui n’a de commun aux autres que le nom. En effet, si le résumé se refuse d’employer les mots frère et soeur, il s’agit bien d’une liaison incestueuse.  Ainsi, vous êtes avertis, si l’inceste vous répugne, ne lisez pas ce livre, ou plutôt, lisez-le, ça pourrait vous étonner plus que vous dégouter.

Même si je suis connue auprès de mes amies pour être une lectrice de  » livres chelous « , ce n’est pas le thème de l’ouvrage qui m’a attirée, mais plus l’engouement autour de lui.  Ce livre a fait l’effet d’une bombe dans l’univers des bookstagrameuses et des blogueuses littéraires, certaines disant qu’elles étaient bouleversées par cette lecture, d’autres décrivant ce roman comme le saint graal, enfin bref, chacun y allant de sa touche élogieuse. C’est ainsi que ma curiosité a été titillée, et que je l’ai lu.

Première chose à savoir, le caractère incestueux de la romance ne m’a pas troublée, ni même déroutée, car, étant fana de mangas, j’ai déjà eu affaire à des romances entre frères et soeurs (et une fois entre des faux jumeaux). D’ailleurs, il est possible que l’autrice, d’origine japonaise, ait pu être influencée par le fantasme des japonais à l’égard de l’inceste. Du coup, je m’attendais à quelque chose de plus cru, mais tel un soufflé sortit trop tôt du four, mon désir est vite retombé.

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